Une relation vraie

Publié le par alainlarroque

Jésus a dit : Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. (…)Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui–même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. (Jean 15/1-2 ;4-6)

 

Christ est le vrai cep, alors qu’Israël, la vigne de Dieu, n’a pas rempli sa mission. En ce qui nous concerne, nous sommes unis à Christ et c’est sa vie propre qui « coule » en nous ; ceci est l’œuvre du Saint-Esprit. La vie de Christ doit se manifester de notre vie, ce qui implique obligatoirement un changement de comportement : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui–même pour moi. » (Galates 2/20).

Le sarment a un lien vital avec le cep sa sève le maintient en vie et lui permet de porter du fruit. Il en est de même avec la vie spirituelle : si nous sommes coupés de toute relation ave Christ, nous n’avons plus la vie. Si nous voulons porter le fruit de l’Esprit, nous avons besoin de la sève de Christ en abondance.

 

Pour porter du fruit, nous devons en effet…

être purifiés : « Il l’émonde afin qu’il porte encore plus de fruit. Déjà vous êtes émondés, à cause de ma parole que je vous ai annoncée » (Jean 15/2-3)

demeurer en Christ : « Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui–même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. » (verset 4)

lui obéir : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. » (verset 10).

 

Sans Christ, notre vie spirituelle est inexistante, nous sommes morts et stériles. Nous avons besoin de lui pour venir au Père et pour que notre travail réussisse. Jésus dit bien : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15/15)

Lorsqu’on saisit le sens de ces paroles, on comprend qu’il est indispensable de vivre en communion avec Dieu, avec Jésus-Christ le Saint-Esprit. Si cette communion est absente de notre vie, nous serons conduits à l’échec : « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment et il sèche » (Jean 15/6).

Nous avons là l’explication de nos chutes et de nos déceptions. Notre responsabilité est de désirer et de laisser établir cette raltion avec Dieu ; en même temps, il faut l’entretenir par la prière, la louange, le chant et la méditation de la Parole de Dieu.

 

Abesence de relation avec Dieu

« Je rends à mon Dieu de continuelles actions de grâces à votre sujet, pour la grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus–Christ. Car en lui vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance (…) Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus–Christ notre Seigneur. » (1 Corinthiens 1/4-5,9).

Lorsqu’une vie spirituelle ne connaît pas de progrès, ne porte pas de fruit, ne manifeste pas de maturité après un certain nombre d’années et que surviennent échecs sur échecs, il faut se demander pourquoi.

 

Absence d’une véritable conversion

Qu’est-ce qu’une véritable conversion et que produit-elle ?

Il faut que le cœur ait la révélation du Dieu vivant qui donne la vie par Jésus-Christ, cette vie véritable dont il est la source, et sans laquelle l’homme reste dans la mort : « Vous avez été rachetés à un grand prix » (1 Corinthiens 6/20). « Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts ; et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux–mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. » (2 Corinthiens 5/14-15).

Le souci de l’apôtre Paul était que ces chrétiens de Corinthe, comme ceux des autres Eglises, non seulement appartiennent au Seigneur, mais encore prennent pleinement conscience du grand prix payé pour le rachat de leur vie. C’est pour cela que l’apôtre Paul va lutter avec force contre le péché sous toutes ses formes en le dénonçant : « Fuyez l’inconduite » (1 Corinthiens 6/18).

A deux reprises Paul exhorte aussi Timothée : « Fuis les passions de la jeunesse, et recherche la justice, la foi, la charité, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur. » (2 Timothée 2/22). Nous ne devons pas avoir honte de dénoncer le péché, nous devons le combattre si nous voulons que la gloire de Dieu brille dans nos cœurs.

 

L’apôtre Paul le dénonce pour rappeler cette vérité importante : « Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. » (1 Corinthiens 6/20).

 

Alain LARROQUE

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Publié dans Etudes

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