Une relation vraie 2

Publié le par alainlarroque

4 grandes lignes du salut et ses conséquences.

 

1. «  Vous avez été rachetés »

 

« Et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des bous et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Hébreux 9/12). Christ a expié nos péchés, il nous a délivrés de notre vaine manière de vivre, nous a rachetés, nous a affranchis des griffes de l’ennemi, Christ nous a affranchis de la puissance du péché et de la mort, nous avons été scellés du Saint-Esprit qui rend témoignage à notre esprit que nous sommes ses enfants.

 

2. « A un grand prix »

 

Personne ne peut évaluer le prix de notre rachat, car Dieu a donné son Fils unique et Jésus a tout donné : sa gloire, son repos, son corps, son âme, sa vie.

Ce « grand prix » inclut les grumeaux de sang dans le jardin de Gethsémané, la trahison de Judas, l’abandon des disciples, le fouet, les crachats, finalement la croix et l’abandon même de Dieu, son Père. Ce « grand prix », c’est le prix payé pour l’âme, l’esprit, et le corps d’un chrétien. « Nous avons été rachetés par le sang précieux de Christ. » (1 pierre 1/18-19).

 

3. « Vous avez été rachetés à un grand prix »

 

Cette phrase recouvre une réalité merveilleuse, la plus importante de notre vie ! Ce salut est si grand et c’est par la foi que nous le recevons. Rien ni personne ne pourra alors nous ôter cette réalité merveilleuse et cette assurance d’appartenir au Dieu vivant et vrai à cause du sacrifice de Christ.

 

4. « Vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes »

 

Ce fait implique à la fois des privilèges et des responsabilités ; le Saint-Esprit désire nous faire prendre conscience de cela, car la suite de notre vie en dépend.

« L’Eternel est mon berger : je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages » (Psaume 23/1-2).

De même que Dieu a nourri le peuple d’Israël dans le désert, le Seigneur veut pourvoir à nos besoins spirituels en nous conduisant dans ses verts pâturages. De même qu’il a dirigé le peuple d’Israël par la nuée et la colonne de feu, il nous a donné son Esprit pour nous conduire dans toute la vérité et faire accéder notre vie à la plénitude en Christ.

« Vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes » : cela signifie que c’est Christ qui a tous les droits. Cela veut dire aussi : « Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes plus du monde ». L’esprit de ce monde, la compagnie des moqueurs, les affaires et les endroits douteux n’ont plus de place dans notre vie : « J’ai été crucifié avec Christ et si je vis maintenant, ce n’est plus moi qui vis, mais c’est Christ qui vit en moi ». Le moi, l’égoïsme n’ont plus la première place. Le moi a perdu ses prérogatives et c’est Christ qui doit prendre la première place. « Vous avez été rachetés à un grand prix » : cela signifie aussi que nous ne devons pas redevenir esclaves des hommes. Christ nous a affranchis et nous sommes libres, nous pouvons vivre libres. Cependant, l’apôtre Paul ajoute cette mise en garde : « Ne faisons pas de cette liberté un prétexte pour vivre selon la chair » (Galates 5/13).

« Glorifiez Dieu dans votre corps ». De quelle manière ? Par des qualités de propreté, de tempérance, de bonne humeur, de patience et par un esprit de sacrifice.

« Glorifiez Dieu dans votre esprit ». Nous le ferons en menant une vie de sainteté, de foi, d’amour, de courage, de ferveur, d’humilité, une vie orientée vers les valeurs spirituelles.

 

Je citerai ce texte de Spurgeon

« Souviens-toi, ô chrétien, que les ennemis de Christ gardent les yeux sur toi ; que l’on s’attend à ce que tu sois meilleur que les autres, ce qui est normal, puisque tu te réclames du Christ ; que, si tu ne mènes pas une vie de droiture et de sainteté, tu traînes dans la boue le nom de ton Sauveur, de ton Rédempteur ; que c’est par ta vie de sainteté que ton Dieu sera honoré ; que le monde voie en toi ce dont Dieu est capable ; que le monde reconnaisse la valeur du peuple de Dieu !

 

Pour ceux qui ne connaissent pas Dieu.

 

Dans Ephésiens 4/18, l’apôtre Paul décrit leur état moral : ‘Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, ç cause de l’endurcissement de leur cœur. » Privés de la révélation de Dieu, leur entendement est vide, plongé dans le néant et les ténèbres. Ainsi, l’absence d’une véritable conversion signifie l’absence de toute communion avec Dieu ; on est étranger à la vie de Dieu.

Il y a deux marches opposées : l’une est dirigée par Jésus-Christ et l’autre par le moi. Ceux qui sont dirigés par Jésus-Christ connaissent la vie de Dieu, la communion avec lui et la sensibilité à sa présence. En revanche, ceux qui marchent suivant la vanité de leur intelligence vivent dans l’illusion, croyant être sur la bonne voie ; ils sont étrangers à la vie de Dieu à cause de l’endurcissement de leur cœur qui n’a pas voulu rompre avec le péché et ne peut donc connaître la voie de Dieu.

L’absence de communion avec Dieu peut s’expliquer aussi par la négligence de la vie de communion personnelle avec Dieu. Un chrétien peut avoir fait l’expérience d’une réelle conversion, mais ne pas ressentir ensuite le besoin, la nécessité de chercher Dieu et de goûter à cette communion avec lui. Cette négligence conduit à bien des maux, soucis, difficultés et même à la chute. Nous n’avons pas été créés, puis sauvés, pour mener notre vie spirituelle comme nous l’entendons, mais comme Dieu le désire. Nous ne devons pas attendre que les choses tournent mal pour nous, que nos problèmes deviennent trop durs à résoudre pour décider d’invoquer Dieu, car très souvent la recherche du Seigneur s’arrête là, et l’on ne persévère pas.

Il nous faut au contraire entretenir notre vie spirituelle, dès le début de notre conversion, par l’étude de la Parole de Dieu, la prière, l’intercession et la louange.

Nous avons besoin de cette relation personnelle avec Dieu, non seulement de temps en temps, mais tous les jours.

 

Alain LARROQUE

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Publié dans Etudes

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